L’homme reconfiné
L’humanité crève
Non pas à cause
D’un virus mais
Par manque d’amour
Les masques sont
Le cache-misère
De nos grimaces
Et de nos souffrances
Les peaux se craquèlent
Faute de contacts
Nos sangs se figent
Dans la froidure
De l’hiver naissant
Les cœurs se fissurent
De sécheresse
Et chaque être
Finit par sentir
Au plus profond de lui
L’immensité
De ce vide abyssal

Mais je tiens à dire
Une seule chose
Vous n’aurez pas
Nos libertés