La douleur viscérale d’être ignorée de celui qu’on aime. L’envie de lui crier à la figure cette souffrance mais la raison, cette bonne vieille raison, nous coud les lèvres. Il n’y a rien à attendre de quelqu’un qui ne vous laisse aucune place, aucun interstice dans sa vie. Quand bien même cette personne a pu vous chercher, quand bien même cette personne a pu vous désirer… les sentiments sont absents…

Se résigner à cette évidence qui crève son silence. Se faire mal un peu au corps pour détourner la douleur. Pleurer aussi pour laver son cœur. Puis oublier, tant bien que mal, en évitant si possible les rechutes, celles qui font si mal ! Je remercie le temps de passer et de faire son œuvre de cicatrisation, pour oublier qu’on est soi-même si vite tombée dans l’oubli…