Il n’y a rien de plus intense que le désir qui monte. Ça irradie d’abord le bas-ventre et la sève monte : respiration courte, cœur qui bat, mains moites. Je suis sûre de moi mais la passion me rend particulièrement maladroite. Les mots restent collés dans le gosier alors que la tête projette les films version grand écran… Si l’autre ne fait pas le premier pas, me voilà paralysée. Seule une légère ivresse peut être le remède à ce puissant anesthésiant !

Mais il suffit que l’autre m’embrasse et je m’embrase : petite brindille si sèche que le feu prend tout de suite.